Carnet de voyage à Madère [French post]

[by Charline Moreau, Madeira, Portugal]

Carnet de voyage à Madère

Sketch tour Portugal reload – du 20 au 25 avril 2021

A la fin du mois d’avril, j’ai eu la chance de voyager hors des frontières françaises. Invitée par les Urban sketchers et Turismo de Portugal pour faire partie de l’aventure Sketch Tour Portugal Reload, je n’ai pas pu refuser une telle opportunité. L’idée est de promouvoir le tourisme dans les 7 régions du Portugal (en incluant les îles) à travers le regard de binômes de sketchers, l’un originaire de la région visitée et l’autre international, et, nouveauté de cette édition: un écrivain ou une écrivaine également natif de la région visitée.
Je quittais donc Nice ce mardi 20 avril pour découvrir Madère, une île de l’océan atlantique dont la taille représente un dixième de la Corse, située à la même latitude que le Maroc. À Funchal, j’allais retrouver les membres de l’équipe de Turismo Portugal ainsi que l’écrivaine Marcela Costa et l’urban sketcher Luis Araújo.
Avant même de poser le pied sur l’île, j’ai été subjuguée par le décor que nous propose Madère depuis le hublot de l’avion : la roche volcanique des montagnes, recouvertes de forêt aux dizaines de nuances de vert se jette à pic dans une eau passant du turquoise au bleu indigo.
On ne m’avait pas menti, je vais utiliser toutes les couleurs de ma palette.
La visite de l’île débute dans sa partie nord, à São Vicente. Le trajet se fait en voiture depuis Funchal, de vallée en vallée. À chaque sortie de tunnel (Madère en compte pas moins de 130), un nouveau paysage apparaît. Les sommets sont balayés tour à tour par les rayons du soleil. De part et d’autre de la voie rapide, les montagnes s’élèvent à la verticale, je dois me pencher par la fenêtre pour apercevoir les sommets. On ne sait jamais quelle sera la météo à l’endroit où l’on se rend, l’île est connue pour avoir « quatre saisons en une journée » et j’ai pu l’expérimenter pendant les quatre des cinq jours du voyage.
À l’arrivée à São Vicente, le spectacle est époustouflant, les montagnes se jettent littéralement dans la mer, à pic. Quelques maisons colorées sont disposées le long de la côte, elles paraissent si petites, insignifiantes face à ces falaises géantes.

São Vicente, jour 1
Nous poursuivons le voyage vers Seixal. Sur le trajet, les montagnes se parent de cultures en terrasses: bananiers, vignes, patates douces, chaque morceau de terre est optimisé. Nous nous arrêtons ici pour voir une des plus belles plages de sable noir de l’île. D’ici on peut voir les cascades qui habillent la roche noire de leurs longs fils blancs brillants au soleil. Seixal est connue pour ses piscines naturelles creusées dans la roche volcanique, mais mon oeil est tout de suite attiré par les couleurs pastel caractéristiques des maisons surplombant les bassins, noyées dans la végétation.

Seixal, piscines naturelles et cultures en terrasses.

Je peindrai les piscines naturelles de Porto Moniz quelques kilomètres plus loin pour me rattraper.

Ci-contre, Porto Moniz, piscines naturelles et roches volcaniques.
La journée se termine dans un endroit magique, la forêt de laurier la plus grande du monde, patrimoine mondial de l’Unesco. La brume nous enveloppe de son manteau blanc et nous voilà plongés dans une ambiance à la Alice aux pays des merveilles. J’essaye de capturer cette sensation si particulière avec mes pinceaux

Le deuxième jour, nous nous enfonçons dans la forêt, plus à l’est pour découvrir les fameuses levadas, des canaux aménagés pour irriguer les cultures en montagne. La végétation est luxuriante : les fougères arborescentes sont immenses, les fuchsias sont des arbres, la palette de couleur, bien que principalement composée de vert est si variée que je ne sais plus où regarder. Les rayons du soleil traversent la canopée pour illuminer ça et là les lichens qui recouvrent les écorces des arbres, les petites clochettes blanches d’une espèce que je n’ai jamais vue auparavant. Les chants des oiseaux nous parviennent en écho, cette forêt est enchantée.
La destination de cette promenade est impressionnante : un belvédère nous offre une vue à 360° sur la Vale do Faial. D’ici, on se rend particulièrement compte de la beauté des montagnes sculptées au fil des millénaires. On se sent tout petit.
Vale do Faial, depuis Balcoes Miradouro

Fajã dos Padres

Pour rejoindre le lieu du déjeuner, Fajã dos Padres, nous prenons le téléphérique, qui est le seul moyen d’y accéder. En voyant la version précédente, sorte d’ascenseur de la taille d’une cabine téléphonique, je mesure ma chance de vivre à notre époque. Mieux vaut ne pas avoir le vertige!
La baie abrite un potager à partir duquel le restaurant élabore son menu. Sur le chemin qui mène à l’hôtel restaurant, nous longeons les plantations de bananes, papayes, cerises de Cayenne, cannes à sucre, etc.

Enfin, la journée se termine à Câmara de Lobos, dont le nom est issu des phoques moines (loups de mers) y ayant élu domicile avant l’arrivée des premiers portugais. Avec Luis, nous dessinons à l’endroit même où Winston Churchill avait posé son chevalet en 1950.

Comme vous pouvez le voir, ce voyage fut très intense, chaque vallée offrant un paysage différent à contempler et à croquer. Je vous invite donc à découvrir la suite de mon carnet, ainsi que celui de Luis et les écrits de Marcela Costa sur www.sketchtourportugal.com

Share

Recent Posts

Drawing Attention June 2022

May 31, 2022

Drawing Attention, the official zine of the Urban Sketchers organization, communicates and...

Read More

2022 Regional Events Grant Recipients

April 28, 2022

Greetings to the amazing world-wide Urban Sketching community! It’s been too long...

Read More

Volunteer Secretary Position Open

April 16, 2022

Volunteer Board Secretary – Executive Board Position  USk is seeking a candidate...

Read More

City Perspectives with Nina Johansson

March 25, 2022

Nina´s workshop, City Perspectives, will take on ways to deal with all...

Read More
en_USEN